Comme nous l'avons abordé dans un article précédent, la diversification de ressource impose d'acquérir un certain nombre de connaissances, notamment du point de vue fiscal. Le régime classique des associations, exonérées a priori des taxes et impôts (TVA, IS, TP), peut être remis en question; le bulletin officiel des impôts 4H-5-06 du 18 décembre 2006 spécifie les règles en vigueur de la fiscalité associative (accessible en ligne ou à télécharger en pdf ).
Concernant l'accroissement des ressources propres par la vente de biens ou de services, la prépondérance des activités non-lucratives détermine la possibilité de ne pas fiscaliser l'ensemble de son activité, encore faut-il sectoriser comptablement ou juridiquement la partie lucrative afin de la distinguer. Le sponsoring, en tant que prestation commerciale à finalité publicitaire, entraine l'association sur le chemin de la concurrence, condition pouvant entrainer la fiscalisation des activités associatives, puisque des entreprises ont recours à ce mode de financement et ne laisseront pas le budget communication de leur client filer vers des évènements associatifs sans rien dire.Enfin, le dispositif de défiscalisation relatif au mécénat nécessite, de la part de l'association, l'émission de documents destinés à atterrir dans les bureaux de l'administration fiscale, attirant de facto l'attention de leurs services sur l'activité de l'association.
Quelque soit la stratégie de développement des ressources employée, la question de la situation fiscale ne peut pas être laissée au hasard; le risque d'un redressement a posteriori en cas d'erreur peut entrainer des situations très délicates. Les associations doivent donc maitriser la question d'entrée de jeu.
"Le fisc" n'ayant pas pour habitude de faire de fleurs, "mieux vaut prévenir que guérir".